Kinshasa, RD Congo
L’est de la République démocratique du Congo (RDC), déchiré par des conflits depuis trente ans, est en proie depuis fin 2021 à la résurgence du M23, soutenu par Kigali et son armée.
Grande ville de l’est, Goma est tombée aux mains du M23 en janvier 2025, à l’issue d’une offensive éclair qui a fait des milliers de morts.
La chef par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Vivian van de Perre, arrive à Goma à bord du premier hélicoptère à atterrir à l’aéroport international de Goma depuis que la ville a été prise par les rebelles du M23, afin de soutenir les préparatifs du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu le 12 février 2026. Le chef par intérim de la mission de l’ONU en République démocratique du Congo a atterri jeudi à Goma, contrôlée depuis plus d’un an par le groupe armé M23.
Vivian van de Perre a atterri dans cette ville de l’est du pays à bord d’un hélicoptère de l’ONU, ce qui, selon la mission, constitue « une étape importante après une interruption prolongée de l’accès aérien ».
Les combattants du M23 ont pris le contrôle de Goma en janvier dernier dans le cadre d’une offensive éclair dans l’est du pays, riche en ressources naturelles, qui a fait des milliers de morts. (Photo de Jospin Mwisha / AFP)
Un homme pousse une chaise sur le tarmac de l’aéroport international de Goma, où l’on peut voir les traces visibles des combats, avec des hélicoptères abandonnés et endommagés, des entrepôts détruits et la végétation envahissant progressivement les installations après près d’un an d’inactivité. Goma, 12 février 2026. (Photo de Jospin Mwisha / AFP)
Jeudi matin, Vivian van de Perre, cheffe par intérim de la Monusco, a atterri sur le tarmac de l’aéroport de Goma à bord d’un hélicoptère de l’ONU.
Cette arrivée marque “une étape opérationnelle importante après une interruption prolongée de l’accès aérien à la ville depuis janvier 2025”, a affirmé la Monusco dans un communiqué publié jeudi.
La mission onusienne, qui compte 8.000 casques bleus déployés dans l’est de la RDC, a conservé ses bases à Goma après la prise de la ville, mais n’avait plus accès à cet aéroport.
En décembre, la RDC et le Rwanda ont signé à Washington un accord de paix qui n’a pas mis fin aux combats.
Le texte prévoit l’intervention de la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco) pour une mission de surveillance sur le terrain en vue de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu “permanent”.
Cette mission est censée se déployer dans les prochaines semaines à Uvira, ville frontalière du Burundi, dont le M23 s’était emparé en décembre avant de s’en retirer sous pression de Washington.
L’ONU avait déclaré mardi souhaiter utiliser l’aéroport de Goma pour le déploiement de sa mission de surveillance du cessez-le-feu à Uvira.


L’Angola, qui a repris ces dernières semaines ses efforts de médiation dans le conflit, a proposé un nouveau cessez-le-feu à partir de mercredi entre les forces de Kinshasa et le M23.
Humaniterre avec AFP





